Exit donc les F3 du règlement multi-marques, que ce soit en matière de châssis (même si Dallara avait de longue date découragé ses derniers concurrents), ou de moteurs 2 Litres atmosphériques 4 cylindres à bride d'admission imposée, les derniers fournisseurs étant les allemands Mercedes-Benz/HWA et Volkswagen/Spiess, et les japonais Toyota/TOM'S et Tomei.
Cette métamorphose de l'emblématique discipline F3 en une série totalement monotype se signale ainsi par l'emploi d'une Dallara F3 2019 dont la plus grande différence esthétique, réside dans l'adoption, à l'instar de la F1 et la F2 FIA introduite un an plus tôt, du fameux Halo, arceau acier de cockpit destiné à réduire les risques d'impact vers le casque du pilote.
Côté moteur, c'est maintenant un 6 cylindres de 3.4 litres atmosphériques développant 380 ch, accouplé à une boîte séquentielle Hewland à 6 rapports.
Avec de telles monoplaces, deux autres paramètres techniques vont changer la donne sur le tracé de Guia. En premier lieu les pneus Pirelli habituels de la nouvelle discipline, à la philosophie de dégradation bien plus typée, et dont la gestion sur la durée d'une course pourrait davantage influer que celle des Yokohama des anciennes F3. D'autre part, l'existence du DRS dans les caractéristiques aérodynamiques des FIA F3 pose question. L'utilisation du système mobile de réduction de traînée, qui sera autorisée dans la plus grande portion de ligne droite, depuis la sortie de la courbe du “Mandarin Oriental“ (du nom de l'Hôtel situé à sa gauche aujourd'hui rappelé “Grand Lapa“) jusqu'au freinage de l'Hôtel Lisboa, va-t-il favoriser des dépassements plus “nets“ ? Mais ne va-t-il pas également conditionner un accroissement des risques d'erreur au freinage en peloton ? Quoi qu'il en soit, les essais du jeudi 14 et vendredi 15 novembre, selon le schéma habituel d'une séance libre suivie par une autre de qualification chaque jour, seront à suivre avec curiosité. Et comme d'habitude avec excitation, tant chaque tour de 6,2 km bouclé reste un morceau de bravoure.
Les nouvelles données techniques de la F3 FIA ont été logiquement au coeur du débat pour des aménagements du circuit de Macao. Jusqu'en 2018, il bénéficiait d'un de degré d'homologation FIA de Grade 3. Avec la puissance plus élevée des monoplaces acceptées cette année, les organisateurs du MGPOC se devaient de travailler avec la FIA pour l'obligation d'élévation du tracé au Grade 2. Ce qui a impliqué des aménagements particuliers des courbes du Réservoir, du Mandarin, de la zone de l'échappatoire et du virage de Lisboa, des enchaînements de la partie haute de Guia Hill, et de “R“ Bend, le dernier droite avant les stands. Suite au très spectaculaire accident de Sophia Flörsch l'an passé, l'installation du circuit, qui démarre pas moins de deux mois avant la date du Grand Prix, a intégré la pose de nouvelles glissières et l'ajout de mousses de protection pour limiter les impacts en divers secteurs les plus potentiellement critiques.
Dans la liste des pilotes engagés sur les 30 F3 FIA, on notait que 14 d'entre eux ont déjà participé au Grand Prix de Macao F3 (Ticktum, Hughes, Shwartzman, Armstrong, Vesti, Ilott, Habsburg, Vips, Ahmed, Beckman, Sophia Flörsch, Maini, Leong, Andres).
Mais cette édition 2019 du Grand Prix de Macao, première de la nouvelle ère de la F3 a vu un outsider s'imposer. Si Juri Vips et Robert Shwartzman ont devancé le rookie Christian Lungaard sur le podium de la course de qualification, la course principale a sacré le rookie néerlandais Richard Verschoor, rejoint sur le podium par l'Estonien Juri Vips et l'Américain Logan Sargeant.
Pour les éditions 2020, 21 et 22, à cause de la pandémie Covid-19, le Grand Prix a dû se contenter des Formula 4 du championnat chinois, et l'on espère qu'il pourra bientôt à nouveau accueillir la Coupe du Monde FIA F3 ...
Octobre 2019 - Palmarès réactualisé en Novembre 2024
Jean-Luc Taillade
( Cliquer sur les photos pour agrandir et faire défiler ) Photos © Macau GP , FIA F3, Clément Marin et Jean-Luc Taillade
Sous l'impulsion de l'homme d'affaires passionné Teddy Yip Sr et du promoteur Barry Bland, le Grand Prix de Macao est devenu en 1983 la plus prestigieuse épreuve internationale de F3 de fin de saison. Ayrton Senna en fut le premier lauréat, au volant de la Ralt RT3 du West Surrey Racing, ornée des couleurs du Theodore Racing créé par Yip. © DR
Cathy Muller était de la première édition du Grand Prix de Macao, version F3. L'Alsacienne avait disputé cette année-là le championnat d'Europe avec le team britannique de Roger Heavens. Cathy termina à la 11e place à Macao, l'autre Français Jean-Louis Schlesser prenant la 6e. © DR
Ayrton Senna, entouré de Roberto Guerrero et Gerhard Berger, a ouvert la légende des 36 Grand Prix de Macao réservés aux F3 à moteurs 2 litres bridés, dont la définition technique vient d'être précipitée dans le passé par la nouvelle réglementation FIA 2019. © DR / Macau GP
L'édition 1990 reste mémorable avec le duel ayant opposé deux futurs champions du monde F1. A cette époque, le Grand Prix se jouait à l'addition des deux manches. L'histoire retient que Mika Häkkinen remporta la première devant Michael Schumacher. Mais l'Allemand, alors en tête de la seconde devant le Finlandais, le tassa dans la ligne droite pour ne pas se faire déborder. Häkkinen dans le rail, Schumacher vainqueur par KO n'y gagna pas la meilleure réputation. © DR / Macau GP
Parmi les pensionnaires du Musée du Grand Prix figure la Reynard-Volkswagen de l'équipe WTS ayant permis à Michael Schumacher d'entrer au palmarès. © JL Taillade
David Coulthard, vainqueur avec Paul Stewart Racing en 91, pour la première victoire d'un moteur Honda/Mugen devant ceux de Christian Fittipaldi (Edenbridge/Theodore Racing) et Jordi Gene (West Surrey Racing). © DR
Après une première participation en 96, achevée à la 4e place, à l'issue d'une course en deux manches remportée par Ralph Firman Jr, et qui aurait dû revenir à Jarno Trulli sans une erreur de calcul de chronométrage décelée des années plus tard, Soheil Ayari devint en 1997 le premier Français à s'imposer à Macao. Patrice Gay compléta le doublé pour Graff Racing et l'Equipe de France FFSA. © JL Taillade
La double page d'entrée du récit de ce Grand Prix d'anthologie dans le n°1113 d'Auto Hebdo en novembre 97. Une époque où la transmission ou acheminement des textes et photos, avant l'avènement de la banalisation d'internet, passait par des réseaux analogiques que l'on peut aujourd'hui qualifier de préhistoriques. © JL Taillade
L'édition 97 restera dans les annales des courses à rebondissements. Après une première manche incroyable, repoussée après un drapeau rouge, suite à un carambolage impliquant en premier lieu Coronel, Angelelli et Ayari, ce dernier auteur d'un effrayant vol plané, Soheil finit par triompher. © JL Taillade
Forte prédominance bleu-blanc-rouge sur le podium 97, avec le duo Soheil Ayari - Patrice Gay, et le Brésilien Enrique Bernoldi à la 3e place Enrique Bernoldi, grâce à sa Dallara-Renault de l'équipe de Serge Saulnier. © JL Taillade
André Couto, le plus connu et meilleur pilote de Macao, a remporté son Grand Prix F3 national en 2000. Ce Portugais d'origine, Macanais de nationalité, vit depuis l'âge de 4 ans dans l'ex-colonie. Il poursuit une belle carrière en GT au Japon et en Asie, et en Tourisme. En 2013, il est remonté sur son podium à domicile en se classant 2e la course derrière Mortara de l'Audi R8 LMS Cup. © DR
Les empilages ou carambolages sont très courants sur le circuit de Guia, notamment à la sortie de la courbe du Mandarin, au freinage de l'Hôtel Lisboa (comme ici en 2001 où Pierre Kaffer et Derek Hayes impliqués juste derrière Ryo Fukuda), ou dans le virage à droite suivant de San Francisco. © DR / Macau GP
Takuma Sato fut le lauréat de l'édition 2001 devant Benoît Tréluyer et Björn Wirdheim. Jean-Louis Schlesser et Cathy Muller s'y sont classés 7e et 12e.
© DR / Macau GP
Quatre pilotes français étaient de la 50e édition en 2002 : Renaud Derlot, Olivier Pla, Tristan Gommendy et Bruce Jouanny. © DR / Macau GP
Tristan Gommendy et ASM inscrivirent la seconde victoire tricolore en 2002, la première aussi d'un moteur Renault Sodemo. © DR / Macau GP
Le podium 2002, Tristan Gommendy entouré de Heikki Kovalainen et Takashi Kogure. © DR / Macau GP
2003 était l'année de Signature-Plus, l'équipe de Bourges signant le doublé grâce à Nicolas Lapierre et Fabio Carbone. © DR / Macau GP
Nicolas Lapierre, troisième lauréat français, à la cérémonie de remise des prix 2002 avec Fernando Chui Sai On, à l'époque Secrétaire des Affaires Sociales et Culturelles, et devenu depuis jusqu'en 2019 Chef Exécutif de Macao. © DR / Macau GP
La première démonstration d'une F1 sur le circuit de Guia eut lieu en 1977, réalisée par Patrick Tambay, au volant de l'Ensign N177-Ford du Theodore Racing de Teddy Yip. La seconde apparition en piste à Macao d'une monoplace de la catégorie reine date de 2003, année du cinquantenaire du Grand Prix, par cette Jordan EJ13-Ford pilotée par Ralph Firman Jr.
© DR / Macau GP
A ce jour, des vainqueurs du Grand Prix de Macao F3, seuls Ayrton Senna et Michael Schumacher sont devenus par la suite champions du monde de F1. Lewis Hamilton n'y a participé qu'une fois en 2004, l'année d'avant son titre F3 Euro Series. Après avoir gagné la course de qualification, il ne put terminer qu'à la 14e place. © DR / Macau GP
2004 consacra le second succès d'ASM F3 avec Alexandre Prémat, le premier d'un moteur Mercedes/HWA. Franck Perera (Prema) Powerteam prit la 5e place. © DR / Macau GP
Alexandre Prémat, au champagne sur le podium 2004 avec Robert Kubiça et Lucas Di Grassi, reste le quatrième et dernier vainqueur tricolore de Grand Prix de Macao F3. © DR / Macau GP
Loïc Duval vainqueur, mais ce n'était qu'après la course de qualification du samedi en 2005. © DR / Macau GP
Alors membre du Renault Driver Development, Loïc Duval était bien parti pour s'imposer avec sa Dallara de l'équipe ASM. Auteur de la pole position en 2005, puis en pole de de la course finale, une pénalité pour un départ anticipé le relégua au 6e rang. © DR / Macau GP
Lucas Di Grassi et Robert Kubiça, sont montés à nouveau sur le podium 2005, le Brésilien cette fois en vainqueur et le Polonais à nouveau dauphin. Sebastian Vettel accéda à la 3e place pour le compte d'ASM. © DR / Macau GP
Belle 5e place de Romain Grosjean en 2006, engagé avec Signature, après être remonté de la 15e position en course finale. © DR / Macau GP
Oliver Jarvis vainqueur en 2007 avec sa Dallara TOM'S/Toyota dans une édition à forte connotation nippone, car le Britannique était sur le podium avec Tsoudai Tsukakoshi et Kasuya Hoshima. DR / Macau GP
Vue de la partie haute du tracé de Guia pendant une séance d'essais F3, la ville gagnant chaque année de nouveaux buildings, dont le très original Hôtel Grand Lisboa, achevé en 2008. © CGPM / Macau GP
La victoire de Keisuke Kunimoto en 2008 est le cinquième du team des japonais de TOM'S (le team le plus titré à Macao) et des moteurs Toyota. © Clément Marin
Keisuke Kunimoto fut un vainqueur surprise en 2008 en devançant Edoardo Mortara, vainqueur de la course de qualification. Le Japonais en conférence de presse d'arrivée, Brendon Hartley 3e à droite. © JL Taillade
Jules Bianchi, ici lors de de sa première participation avec ART Grand Prix, ne connut pas la réussite à Macao. © Clément Marin
Photo de famille des pilotes de 2009. Parmi eux, cinq futurs pilotes de F1 : Jules Bianchi, Valterri Bottas, Max Chilton, Brandon Hartley et Daniel Ricciardo. © CGPM / Macau Grand Prix.
Joao Costa Antunès, l'ingénieur portugais qui a développé tant de choses à Macao, est resté plus de trente ans à la tête du Comité d'organisation du Grand Prix. Sur cette photo de l'édition 2009, entouré par David Brabham, vainqueur en 1989 , et Barry Bland, l'historique promoteur pourvoyeur des pilotes F3 depuis 1983. © GCS / Macau Grand Prix
Jean-Karl Vernay est le dernier français à ce jour à être monté sur la première marche du podium F3 macanais, en 2009. C'était devant Marcus Ericsson et Edoardo Mortara, mais seulement à l'issue de la course de qualification du samedi. © GCS / Macau GP
Départ de la course finale 2009, Mortara prend le meilleur sur Vernay et va signer sa première victoire avec Signature-VW. © GCS / Macau GP
2e l'année précédente, Edo' Mortara prit sa revanche en 2009 devant JK Vernay et Sam Bird. © GCS / Macau GP
Avant de mener une belle carrière en Asie, dans les catégorie GT ou proto, le Suisse Alexandre Imperatori, résidant de Shanghai, participa deux fois au GP de Macao. Ici en 2010 avec le team Toda/KCMG. © JL Taillade
Toujours du folklore sur la grille de départ du Grand Prix, mais très rarement des jeunes mariés ! © GCS / Macau GP
Nouveau doublé Signature-VW en 2010 et nouveau triomphe de Edoardo Mortara, cette fois devant Laurens Vanthoor et Valterri Bottas (Prema). © GGPM / Macau GP
Mortara est le premier de l'époque F3 a s'être imposé deux fois de rang à Macao. © CGPM / Macau GP
Podium 2011, Daniel Juncadella en haut, entouré de Felipe Nasr et Marco Wittmann. © CGPM / Macau GP
Victoire espagnole en 2011, signée Daniel Juncadella (Prema Powerteam).
CGPM / Macau GP
Les pilotes F3 de l'édition 2012, en tenue civile sur la Place du Lotus, effigie de Macau. L'année de la première victoire portugaise grâce à Felix da Costa. © GCS / Macau GP
En 2013, l'année du soixantième anniversaire du Grand Prix, a été inaugurée la nouvelle tour de contrôle du circuit. GCS / Macau GP
Chaque année, des groupes locaux d'hôtellerie et casinos participent au financement de l'épreuve et de certains concurrents.
Ici l'Estonien Kevin Korjus en 2013.
© GCS / Macau GP
Alex Lynn s'est montré intouchable en 2013 avec Prema Powerteam, pour sa seconde participation. A sa droite son ingénieur français Jean-François Levère. © JL Taillade
Débuts remarqués en 2013 pour Esteban Ocon avec Prema Powerteam, pour sa première véritable course de F3 internationale conclue à la 10e place, après une belle remontée. © GCS / Macau GP
Max Verstappen, le dauphin d'Esteban Ocon dans championnat d'Europe F3 2014, se sont retrouvés à Macao, mais aucun des deux n'a pu remporter le Grand Prix. © JL Taillade
Opportuniste en course finale suite à l'accrochage impliquant Tom Blomqvist et Esteban Ocon, Felix Rosenqvist s'est imposé en 2014 avec Mücke Motorsport. © GCS / Macau GP
Plusieurs futurs pilotes F1 dans la photo de famille 2014. Parmi eux, Esteban Ocon, Max Verstappen et Antonio Giovinazzi ne parvinrent pas à épingler Macao à leur palmarès. © GCS / Macau GP
Avant la Colombienne Tatiana Calderon (13e en 2014), la seule femme ayant participé à la classique mondiale de la F3 fut Cathy Muller, 12e en 83. © CGPM / Macau GP
Quatrième de la course de qualification en 2014, Esteban Ocon tenta de prendre la tête au premier freinage dans la course finale. Mais Auer vint se rabattre au dernier moment sur Blomqvist, qui s'accrocha avec le Français champion d'Europe. © CGPM / Macau GP
Teddy Yip Jr a ravivé les couleurs Theodore Racing créées par son père, tandis que Charlie Whiting, disparu récemment, fut longtemps le directeur de course du Grand Prix de Macao. © CGPM / Macau GP
L'équipe Signature de Philippe Sinault, trois fois victorieuse à Macao, est revenue en 2015 avec Dorian Boccolacci et Alexander Albon. © JL Taillade
Charles Leclerc a offert à l'équipe néerlandaise Van Amersfoort Racing une magnifique 2e place en 2015. Le jeune Monégasque fut le plus coriace adversaire du Suédois Felix Rosenqvist, auteur de son second succès, cette fois avec Prema Powerteam. © JL Taillade
Felix Rosenqvist félicité dans le parc fermé par René Rosin, le Team manager de Prema Powerteam. © GCS / Macau GP
De retour à Macao en 2016, Antonio Felix da Costa a réussi son pari de remporter le Grand Prix une seconde fois au sein du team de Trevor Carlin.
© GCS / Macau GP
Podium 2016, Antonio Felix da Costa entouré de Felix Rosenqvist et du Brésilien Sergio Sette Camara. © GCS / Macau GP
En 2016, malgré les difficultés à réunir le budget, le plus que regretté Anthoine Hubert avait pu s'aligner à Macao grâce aux efforts de Frits Van Amersfoort et de son sponsor Olivier Lamirault. © GCS / Macau GP
Georges Russell avait remporté la course de qualification le samedi en 2016. Ici en conférence de presse avec Callum Ilott, Antonio Felix Da Costa et Sergio Sette Camara. © ID / Macau GP
Macao est en bonne place dans le meilleur du palmarès de Daniel Ticktum. Avec le team Motopark Academy de Timo Rumpfkeil, le Britannique au caractère fantasque s'est imposé en 2017 et 2018, comme avant lui en F3 Edoardo Mortara (2009-10) et Felix Rosenqvist (2014-15). Il a rejoint les autres doubles vainqueurs de l'histoire du Grand Prix, dont aussi en F3, Antonio Felix da Costa (2012-16) et les Laurel, Bussel, Schuppan, Patrese et Lees. © ID / Macau GP
Dan Ticktum, le double vainqueur, au dernier virage en 2017, et beaucoup plus nettement en 2018. © ID / Macau Grand Prix
Troisième féminine à disputer le Grand Prix de Macao, après Cathy Muller et Tatiana Calderon, Sophia Flörsch (Van Amersfoort Racing) fut victime de l'un des plus effrayants accidents vus sur le circuit de Guia, au virage de Lisboa. L'Allemande s'est heureusement bien remise de ses blessures au dos. © JL Taillade
Après sa belle 7e place de 2017, de nouveau aux couleurs de Michel Vaillant avec sa Dallara du team Carlin, Sacha Fenestraz s'est offert la troisième marche du podium derrière le duo de Motopark, Dan Ticktum et Joel Eriksson. © GCS / Macau GP
Daniel Ticktum, “l'enfant terrible“ actuel de la monoplace, vient d'être écarté de la filière Red Bull, avant même la fin de sa saison en Super Formula japonaise. Le Britannique va tenter le pari de conquérir en mercenaire une 3e victoire dans son épreuve fétiche, avec le team Carlin. Ico avec Alexis Tam (Secrétaire aux Affaires Sociales et Culture). Mais cette fois la tâche sera plus ardue, plusieurs adversaires ont plus d'expérience des nouvelles F3 FIA, bien différentes. © ID / Macau GP
Les cockpits découverts ont vécu avec l'abandon des F3 classiques (ici celle de Mücke Motorsport et du Danois Mikkell Jensen en 2015), désormais versées dans l'histoire, au profit des nouvelles F3 FIA dotées du système “halo“. Un argument indéniable pour la sécurité. © JL Taillade
Tout frais champion en titre de la nouvelle F3 FIA, prolongement des GP3 Series, le Russe Robert Shwartzman était l'un des grands favoris de cette 66e édition de 2018. Tout comme son dauphin néo-zélandais Marcus Armstrong, l'un de ses équipiers au sein de Prema Theodore Racing, tous parallèlement déjà rodés aux spécificités de la discipline et du tracé macanais. © FIA F3 / LAT
De retour au Grand Prix de Macao, l'équipe ART Grand Prix était la seule française présente en 2018. L'équipe de Sébastien Philippe pouvait compter sur le Danois Christian Lundgaard, son pilote de pointe, 6e du championnat F3 FIA 2019, mais aussi Ferdinand Habsburg, le pilote DTM resté sur un goût d'inachevé au terme de l'édition 2017. © FIA F3 / LAT
Les spécificités du circuit urbain de Macao, parmi les plus difficiles au monde, nécessitent les moyens télévisuels les plus modernes dans la salle de contrôle, où les officiels sont loin d'avoir la partie facile. © ID / Macau GP
La première courbe passant à fond fait partie des zones en voie d'être réaménagée pour la sécurité, en vue d'une désormais homologation du tracé élevée au grade 2 FIA. L'arrivée des nouvelles F3 FIA plus puissantes dans la cité chinoise a nécessité ce changement de statut du circuit. © ID / Macau GP
Ici en conversation avec le pilote portugais de “safety car“ Bruno Correia, le Français Rafael Galiana est le fabricant des Tecpro dont plusieurs zones supplémentaires du circuit ont été dotées. © JL Taillade
L'emploi des F3 FIA, toutes dotées d'un moteur turbo Mecachrome, marque la fin de la concurrence entre fabricants de moteur qui fournissaient la discipline jusque-là. En 36 éditions F3 à Macao, Volkswagen restera le plus capé avec 11 succès. En photo la Dallara-Signature de Dorian Boccolacci en 2015. © JL Taillade
Premier départ à Macao des F3 FIA coiffées de “halos“ pour la course de qualification de 2019. © ID / Macau GP
Juri Vips, Robert Shwartzman et Christian Lundgaard, le tiercé de la course de qualification 2019. © JL Taillade
Départ de la course finale 2019, Vips et Shwartzman en première ligne. © GCS / Macau GP
Podium final de l'édition 2019, et triomphe néerlandais pour Richard Verschoor et MP Motorsport, devant devant l'Estonien Juri Vips (Hitech Grand Prix) et l'Américain Logan Sargeant (Carlin Buzz Racing). © JL Taillade
Richard Verschoor a créé la surprise en 2019, signant ainsi à Macao sa toute première victoire dans la discipline. © JL Taillade
L'Allemande Sophia Floersch, ici avec le Directeur Exécutif de Macao (équivalent d'un président) lors de la cérémonie pré-Grand Prix, était de retour en 2019 pour ne pas rester sur son mauvais souvenir de l'édition précédente. Elle n'a malheureusement pu atteindre l'arrivée. © GCS / Macau Grand Prix
RETROSPECTIVES SUR LES 36 EDITIONS DE l'ERE F3 2 LITRES, DE 1983 à 2018
ET PARTICIPATIONS DES PILOTES ET ECURIES FRANÇAISES
Palmarès du Grand Prix de MACAO F3
1983 Ayrton SENNA Ralt / Toyota West Surrey Racing / Theodore
1984 John NIELSEN Ralt / Volkswagen VW Motorsport
1985 Mauricio GUGELMIN Ralt / Volkswagen West Surrey Racing / Theodore
1986 Andy WALLACE Reynard / Volkswagen Madgwick Motorsport
1987 Martin DONNELLY Ralt / Toyota Intersport
1988 Enrico BERTAGGIA Dallara / Alfa Romeo Novamotor Forti Corse
1989 David BRABHAM Ralt / Volkswagen Spiess Bowman Racing
1990 Michael SCHUMACHER Reynard / Volkswagen Spiess WTS Racing
1991 David COULTHARD Ralt / Honda Mugen Paul Stewart Racing
1992 Rickard RYDELL TOM'S / Toyota Toyota Team TOM'S
1993 Jörg MULLER Dallara / Fiat Novamotor RSM Marko
1994 Sasha MAASSEN Dallara / Opel Spiess WTS Racing
1995 Ralf SCHUMACHER Dallara / Opel Spiess Opel Team WTS
1996 Ralph FIRMAN * Dallara / Honda Mugen Paul Stewart Racing
1997 Soheil AYARI Dallara / Opel Spiess Graff Racing
1998 Peter DUMBRECK Dallara / Toyota TOM'S TOM'S
1999 Darren MANNING Dallara / Toyota TOM'S TOM'S
2000 André COUTO Dallara / Opel Spiess Opel Team BSR
2001 Takuma SATO Dallara / Honda Mugen Carlin Motorsport
2002 Tristan GOMMENDY Dallara / Renault Sodemo ASM F3
2003 Nicolas LAPIERRE Dallara / Renault Sodemo Signature Plus
2004 Alexandre PREMAT Dallara / Mercedes HWA ASM F3
2005 Lucas DI GRASSI Dallara / Mercedes HWA Manor Motorsport
2006 Mike CONWAY Dallara / Mercedes HWA Double R Racing
2007 Oliver JARVIS Dallara / Toyota TOM'S Team Reckless TOM'S
2008 Keisuke KUNIMOTO Dallara / Toyota TOM'S TOM'S
2009 Edoardo MORTARA Dallara / Volkswagen Signature Plus
2010 Edoardo MORTARA Dallara / Volkswagen Signature Plus
2011 Daniel JUNCADELLA Dallara / Mercedes HWA Prema Powerteam
2012 Antonio FELIX DA COSTA Dallara / Volkswagen Carlin
2013 Alex LYNN Dallara / Mercedes HWA Prema Theodore Racing
2014 Felix ROSENQVIST Dallara / Mercedes HWA Mücke Motorsport
2015 Felix ROSENQVIST Dallara / Mercedes HWA Prema Theodore Racing
2016 Antonio FELIX DA COSTA Dallara / Volkswagen Carlin
2017 Daniel TICKTUM Dallara / Mercedes HWA Motopark Academy
2018 Daniel TICKTUM Dallara / Mercedes HWA Motopark Academy
F3 FIA
2019 Richard VERSCHOOR Dallara / Mecachrome MP Motorsport
2023 Luke BROWNING Dallara / Mecachrome Hitech GP
* Jarno TRULLI, suite à une erreur de calcul de chronométrage reconnue depuis, fait figure de vainqueur moral.
L'addition des deux manches ayant été mal calculée, après la seconde stoppée au drapeau rouge et écourtée, suite à l'obstruction de la piste dans l'épingle de Melco provoquée par la touchette de Firman.
Pilotes multi-vainqueurs F3 : Edoardo Mortara, Antonio Felix da Costa, Felix Rosenqvist, Dan Ticktum 2
Multi-vainqueurs hors F3 : John MacDonald (Hong Kong/GB) 4 - Arsenio Laurel (Philippines), Jan Bussell (Singapour),
Vern Schuppan (Australie), Riccardo Patrese (Italie) 2.
Victoires par Team : TOM'S 5 - WTS Racing, Signature Plus, Carlin, Prema Racing 3 - West Surrey Racing, Paul Stewart Racing, ASM Formule 3, Motopark Academy 2 - VW Motorsport, Madgwick Motorsport, Intersport, Forti Corse, Bowman Racing,
RSM Marko, Graff Racing, Bertram Schäfer Racing, Hitech GP, Manor Motorsport, MP Motorsport, R-ace GP, Räikkönen Robertson Racing, Mücke Motorsport 1.
Victoires par marque châssis : Dallara 28 - Ralt 6 - Reynard 2 - Tatuus, TOM'S 1.
Victoires par marque moteur : Volkswagen 11 - Mercedes, Toyota 7 - Opel 4 - Honda 3 - Renault, Alfa Romeo 2 - Fiat 1.
Moteur monotype : Mecachrome 2019 et 2023 (F3 FIA) - Geely 2020 à 2022 (F4) - Alfa Romeo 2024 (Formula Regional)
Palmarès du Grand Prix de MACAO F4
2020 “Charles“ LEONG Hon Chio Mygale M14-F4 / Geely Smart Life Racing
2021 “Charles“ LEONG Hon Chio Mygale M14-F4 / Geely Theodore Smart Life Racing
2022 “Andy“ CHANG Wing Chung Mygale M14-F4 / Geely Champ Motorsport
Palmarès du Grand Prix de MACAO - Coupe du Monde FIA FORMULA REGIONAL
2024 Ugo UGOCHUKWU Tatuus / Alfa Romeo Autotecnica R-ace GP
Les Pilotes Français à Macao
1983 Jean-Louis Schlesser 6e - Cathy Muller 11e
1984 Paul Belmondo 13e - Michel Ferté Ab
1985 René Arnoux 6e - Pierre-Henri Raphanel Ab
1986 Yannick Dalmas 5e - Michel Trollé 8e - Jean Alesi 11e - Paul Belmondo Ab
1987 Didier Artzet 7e - Eric Bernard 8e - Jean Alesi Ab - Bertrand Gachot Ab - Fabien Giroix Ab
1988 Erik Comas 10e - Jean Alesi 11e - Jacques Goudchaux 13e - Didier Artzet Ab - Christian Vidal Ab - Philippe Gache Ab
1989 Christophe Bouchut 3e - Jean-Marc Gounon Ab - Eric Hélary Ab - Laurent Daumet Ab - Bertrand Gachot Ab
1990 Laurent Aiello 4e - Olivier Panis 12e - Eric Hélary Ab
1991 Christophe Bouchut 16e - Yvan Muller Ab - Eric Cheli Ab - Franck Lagorce Ab
1992 Olivier Thévenin 11e - Jean-Christophe Boullion Ab - Christophe Bouchut Ab - Emmanuel Clérico Ab - Stéphan Grégoire Ab
1993 Christophe Tinseau 10e - Stéphane Ortelli Ab / 1995 Laurent Redon 16e
1996 Soheil Ayari 4e - Guillaume Greuet 13e - Sébastien Boulet Ab
1997 Soheil Ayari 1er - Patrice Gay 2e - Stéphane Sarrazin 7e - Franck Montagny Ab - Nicolas Minassian NP
1998 David Terrien Ab - Sébastien Dumez Ab - Franck Montagny Ab - Sébastien Bourdais Ab
1999 Sébastien Bourdais Ab - Benoît Tréluyer Ab - Jonathan Cochet Ab - Bruno Besson Ab - Sébastien Dumez Ab
2000 Jonathan Cochet 11e - Mathieu Zangarelli 19e - Sébastien Philippe Ab
2001 Benoît Tréluyer 2e - Tristan Gommendy 14e - Bruce Jouanny Ab - Jonathan Cochet Ab
2002 Tristan Gommendy 1er - Olivier Pla Ab - Renaud Derlot Ab - Bruce Jouanny Ab
2003 Nicolas Lapierre 1er
2004 Alexandre Prémat 1er - Loïc Duval Ab - Eric Salignon Ab
2005 Loïc Duval 6e - Romain Grosjean 9e - Franck Perera 10e - Guillaume Moreau 11e
2006 Romain Grosjean - 5e
2007 Franck Mailleux 13e - Romain Grosjean 22e
2008 Jules Bianchi 17e
2009 Jean-Karl Vernay 2e - Jules Bianchi 10e
2010 Jean-Eric Vergne 7e
2013 Esteban Ocon 10e
2014 Esteban Ocon Ab
2015 Dorian Boccolacci 11e
2016 Anthoine Hubert 13e
2017 Sacha Fenestraz 7e
2018 Sacha Fenestraz 3e
2023 Isack Hadjar 7e
2024 Enzo Deligny 4e - Théophile Naël Ab - Evan Giltaire Ab
* En bleu les podiums.
Les teams français engagés à Macao :
1984 Oreca
1985 Oreca - Equipe Serge Saulnier
1986 Oreca - Alesi/SNPE
1987 Oreca - Equipe Serge Saulnier
1988 Alesi Jr Team - DG Racing - Equipe Serge Saulnier
1989 Oreca
1990 Formula Project Engineering
1991 Graff Racing - FPE - CYM 3000
1992 Formula Project Engineering
1993 Promatecme
1996 Graff Racing - La Filière
1997 Graff Racing - LD Autosport - La Filière - Promatecme - ASM F3
1998 Graff Racing - ASM F3 - La Filière - Signature
1999 ASM F3 - La Filière - Signature - Promatecme
2000 Promatecme - Signature - ASM F3
2001 Signature - ASM F3 - Saulnier Racing - Signature
2002 ASM F3 - Signature
2003 Signature
2004 ASM F3 - Signature
2005 ASM F3 - Signature
2006 ASM F3 - Signature
2007 ASM F3 - Signature
2008 ART Grand Prix - Signature
2009 ART Grand Prix - Signature
2010 Signature
2014 Signature
2015 Signature
2019 ART Grand Prix
2023 ART Grand Prix
2024 ART Grand Prix - R-ace GP - Saintéloc Racing